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Parfois on voudrait que le temps s'arrête, qu'il ralentisse, que chaque seconde traine à en devenir des heures

Elle est entrée en scène en jupe noire inspiration japonisante , écharpe de rouge éclatant sur ses épaules , au bras du chef d orcherstre. Elle était là à 8h précise. Et je me suis redressée sur mon siège , un peu étonnée de la voir les cheveux tout gris coupés au carré, un peu changée dirons nous... mais après tout , cela faisait 10 ans que nous ne nous étions pas croisée.

L orchestre a joué Elle a saisi le micro ; Sa voix elle n'a rien de gris. Petit à petit la grace s'est installée. La magie de sa voix à la fois profonde et qui parcoure les aigues, son sens de la musique et sa connaissnace des harmonies, son amour imodéré pour la poésie qui fait d'elle une chanteuse à textes particulière. Et puis sa musique jouée, décuplée  sur la portee du Symphony Orchestra de San Francisco, qui on le voit bien se fait plaisir à interpreter cet artiste de grand talent.

Elle était là sur cette scène, un peu intimidée au départ  et devant elle une salle archi pleine. Une audiance à la fois guindée de vieilles dames en robe longue et veste à paillettes, de fans des premiers jours légèrement plus babacools, des enfants, des jeunes filles en bande à peine agées de 25 ans, des jolies femmes à chapeaux et bijoux  et d'autres en djean et birck...laissant operer ce pouvoir rassembleur de la musique. Certes tout ce petit monde était assis mais le silence etait d'une qualité qui rendait sa présence encore plus chaleureuse

Elle a chanté , a salué avec amitié et humour, elle s est dite un peu impressionnee devant tant de tuxedos... et puis elle nous a envouté ..accompagnée des violons , et d un magistral violoncelliste qu elle a meme embrasse parce qu elle est comme ça

La salle était conquise , surement acquise...moi dans le noir et sur mon fauteuil j'en avais des frissons, l'oeil humide, et le regard que pour elle.

Elle a chanté divinement SHE devil... et bien d autres. Avant de laisser l'orchestre sortir , sous une ouvation de bravo...

15 minutes plus tard elle est revenue avec son guitariste et pianiste, en robe courte cette fois, comme un peu plus d intimité entre elle et la musique, elle et nous.

Elle a rit , nous aussi, elle s'est trompée, elle a recommencé, improvisé, a dansé, s est dehanchée,  a fait vibrer la salle d 'émotions et de joie, elle a retrouvé son anti conformisme et puis elle a entonné Jack Keouac, en clin d oeil à une salle debout... une salle au symphonique qui en oublie le symphonique etiquette.

Encore une petite danse virevoltante...et elle s en est allée.

La dernière fois c 'était à Paris ; nous devions être une poignée de francais dans un petite salle vers la place de Clichy, j y étais avec mon ami de toujours, ce soir j ai pensé à lui mais c'est à mon mari que j 'ai dit droit dans les yeux , petrie de bonheur :  MERCI.

Mesdames et Messieurs,

Natalie MERCHANT